C'est en regardant, un jour, un reportage sur Robert Capa filmant et photographiant le débarquement que j'ai commencé à m'intéresser à la photographie. Les images prises par le plus grand photographe-reporter y étaient saisissantes. Le visage des jeunes G.I. américains à l'approche des côtes normandes laissait transparaître leur peur. Cette émotion, figée à jamais, m'interpella. La spontanéité, signe de sincérité dans l'acte, pouvait ainsi perdurer. C'est à la sortie de la guerre que Capa fonde avec Cartier-Bresson l'agence Magnum qui fut par la suite l'une des plus grandes agences photos du monde. C'est donc de fils en aiguilles que je suis tombé sur le travail d'Henri Cartier-Bresson. Grand "saississeur" de l'instant, une fondation portant son nom à été créée en 2000 pour réunir l'ensemble de son oeuvre mais également pour promouvoir de nouveaux artistes.